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Notre première rencontre ne laissait rien présager de notre destinée. Je la voyait de même que les nombreuses autres femmes qui étaient présentes pour notre assemblée hebdomadaire. Elle n’a jamais attiré complaisamment mon attention. Ce jour-là, il lui revenait le rôle d’animer le débat qui allait se produire. Elle s’est présentée de son prénom « S ».
Après avoir jeté un regard nonchalant y habituel sur tous les membres présents hommes et femmes, l’ennui commençait déjà à envahir mon cerveau endormi avec un regret d’avoir manqué ce soir un film qu’on donnait à la télé.
La réunion terminée, je ne me suis même pas attardé à prendre le rafraîchissement d’usage qui est offert à la fin du débat. Ma seule pensée était d’arriver à temps pour voir les dernières minutes de ce satané film.
En allant me coucher, une sensation merveilleuse et indescriptible semblait envahir tout mon être, une sensation que je n’avais jamais ressenti auparavant. Je dois confesser que je n’ai quasiment pas fermé l’œil de la nuit. J’ai essayé de repasser chaque instant de ce jour, chaque chose que je fis ou oublier de faire, mais rien ne se produit pour atténuer cette extraordinaire y curieuse impression qui semble provoquer des sentiments inexplicables et inconnus pour moi.
Quelques jours plus tard je reçois une invitation à une autre assemblée. En vérité l’envie n’y était pas pour me joindre à un nouveau débat, j’en avais déjà manqué plusieurs. Mais une imperceptible et insistante force me poussait à y aller.
Les thèmes des débats étaient divisés en différentes sections. Ce soir-là on devait nommer par votation 2 animateurs pour présider les débats de chaque section. A la section qui m’intéressait il en manquait un animateur. Je levais la main sans conviction pour présenter ma candidature. Nous étions deux à solliciter le poste. Il va sans dire que la votation ne m’était pas favorable pour le manque d’intérêt à apporter une assiduité et un rayonnement de ma présence à toutes les réunions.
Qu’à cela ne tienne, 2 jours plus tard on me faisait savoir que le « Untel nommé » abandonnait sa candidature et que le poste me revenait de droit. Mais comme il en fallait deux animateurs pour diriger les débats, ma curiosité naturelle éveillée, je voulais savoir qui sera mon partenaire ou ma partenaire. On me dit que c’est « S ». A entendre ce nom, je ressentis aviver l’extraordinaire émotion troublante renaître en moi.
C’est en remémorant les visages féminins les plus attrayants qui se trouvaient dans ces fameuses réunions, que j’ai eu une vive appréhension de découvrir, chaque fois que je repassais dans mon souvenir le visage de « S », je ressentais un frisson me parcourir tout le corps, envahi par cette même sensation, que d’une manière intuitive je pressentis qu’elle paraissait analogue à ses fameux sentiments extrêmes que seul mon esprit conçoit.
Et-il possible qu’une âme puisse aimer éperdument une autre âme et se communiquer entre elles, sans que physiquement les corps en soient conscients. ?
Une expérience surnaturelle et incompréhensible se manifeste tout au fond de mon être, sans que je puisse l’exprimer ou la contrôler en aucun moment. Cette impression sensiblement réceptive différemment que par mes sens naturels, me laisse dans une situation de profonde perplexité.
Il n’y a aucun doute, si ces insolites sentiments éclosent en moi sans que mon corps en soit conscient, ces mêmes précieux sentiments en toute vraisemblance doivent également tourmenter « S ».
Même si le ciel devait s’écrouler, je voulais en avoir le coeur net. L’occasion s’est présentée lors d’une autre réunion.
Elle était assise un peu éloignée de la multitude de cet endroit. Je m’engage à m’approcher lentement pour m’asseoir à coté d’elle. A mesure que la distance s’écourtait entre nous, une force incompréhensible paressait m’attirer et guider mes pas.
Arrivé à sa hauteur, Je m’abaissais légèrement en frôlant délicatement ses cheveux de soie pour lui susurrer de ma voix la plus douce à son oreille, Bonsoir « S »…. . Tu es libre ?
Surprise para ma question, (autant que moi) elle leva ver moi ses yeux semblables à deux grands lacs bleus pour me gratifier d’un regard étonné. Son sourire tendre illuminait un adorable visage en laissant percevoir de ses lèvres entrouvertes des dents éclatantes comme deux rangées de perles. « Elle ne savait pas quoi répondre. »
Je lui dit « Pardon » je voulais dire si la chaise à coté était libre. La chaise oui, moi je ne sais pas, me répondit–elle d’une voix musicale.
J’ignorais sa réponse, Parce que nos yeux se sont déjà noyés les uns dans les autres, sans savoir que nous venons d’entreprendre un voyage d’une volupté ineffable, le temps et l’espace avaient subitement cessés d’exister, le brouhaha de la multitude qui nous entourait s’est évaporé comme par enchantement. Il n’y avait plus que nos deux âmes fusionnées en un seul être dans une sensation de complète plénitude.
Après un instant qui paraissait être une éternité, nous retrouvons la réalité de notre monde, et sans détacher de moi son regard brillant d’une satisfaction incomparable, que je partageais aussi, elle me dit : De même que le soleil attire les étoiles je me sentais attirée vers toi, tu me manquais tellement et je ne comprenais pas pourquoi.
Je luis caresse les lèvres tendrement, elle y répond avec un baiser appuyé sur mes doigts.
Toujours avec le même sourire admirable elle me dit encore, lorsque nos regards se sont croisés j’ai cru voir mon âme dans tes yeux comme dans un miroir magique, explique moi ce qu’il m’arrive.
Je luis répondis :
L’inconcevable nous est dévoilé
Laissons nos âmes diriger notre destinée
Pour maintenant ou pour après
C’est la vie généreuse qui vient de nous concéder
Ce don gracieux et magnifique
Ne le perdons pas en actes impudiques.
Nured a aussi ècrit: La vie nous redonne ce que nous lui avons donné
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